Nous continuons de prendre soin de vous… autrement!

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Tous les professionnels de la santé sont grandement sollicités et font un travail courageux et exceptionnel pour venir en aide à la population durant la pandémie de COVID-19. Parmi eux, les pharmaciens et leurs équipes ne font pas exception. Les pharmacies font partie des services essentiels et elles continuent d’offrir leurs services dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons.

Depuis deux semaines, plusieurs pharmacies ont mis en place des mesures visant à atténuer les risques de contagion autant pour les clients que pour le personnel : triage et contrôle à l’entrée, service de livraison des médicaments à domicile ou dans les stationnements, hygiène des mains et autres. Certaines opèrent même à portes fermées, offrant la livraison à domicile, à l’auto ou au stationnement de la pharmacie. Malgré ces mesures, le personnel des pharmacies est sous pression.

Coronavirus et médicaments : pas de panique!

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Plusieurs médias publient actuellement des articles sur la façon de se préparer dans le contexte de l’épidémie du coronavirus. Dans un article du Journal de Montréal, on recommande notamment à la population de prévoir des réserves de médicament pour deux ou trois mois afin d’éviter d’être à court. Un conseil que l’Ordre ne partage pas!

Il est vrai que beaucoup de matières premières servant à la fabrication des médicaments proviennent de la Chine. Nous suivons de près la situation, mais pour le moment, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Nous vous invitons à prendre connaissance de trois éléments importants à ne pas négliger.

Le projet de loi 31 ou encore plus d’accès aux soins pharmaceutiques pour les patients

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Ce matin, j’étais présent aux consultations particulières sur le projet de loi 31, et je dois dire que j’étais très fier. Ça fait plus de 30 ans que nos facultés de pharmacie forment sur les soins pharmaceutiques, et ça fait presqu’autant d’années que les pharmaciens n’ont pas les outils pour exercer comme ils le devraient.

La Loi 41 entrée en vigueur en 2015 nous a permis de franchir un bon bout de chemin, mais avec le projet de loi 31, on entre dans l’ère moderne et ce sont les patients qui y gagneront.

L’acétaminophène : pas sans danger

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On apprenait cette semaine que près de 200 enfants de moins de 5 ans avaient été victimes d’une intoxication à l’acétaminophène entre le 6 février et le 28 mars dernier selon le Centre antipoison du Québec.

Cette sombre statistique nous rappelle que l’acétaminophène, un médicament très utilisé, est loin d’être sans danger. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles l’Ordre des pharmaciens du Québec a déposé une demande à l’Office des professions du Québec afin que les gros formats d’acétaminophène (200 comprimés ou plus), notamment, soient déplacés derrière le comptoir de la pharmacie.

Se baser sur les données de la science : la responsabilité des professionnels de la santé

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On peut lire ce matin dans La Presse un article présentant les résultats d’une démarche réalisée en pharmacie. Philippe Mercure s’est présenté dans une vingtaine de pharmacies afin d’obtenir l’avis de pharmaciens sur un produit homéopathique. Selon l’article, six sur les 20 consultés lui auraient recommandé d’utiliser le produit et six autres lui auraient envoyé des messages ambigus.

L’Ordre ne se réjouit pas de ce résultat. L’article 34 du Code de déontologie des pharmaciens est clair : «Le pharmacien doit exercer (…) selon les données scientifiquement acceptables (…).» Dans ce contexte, recommander l’utilisation de l’homéopathie nous apparaît discutable sur le plan déontologique.

Le rôle méconnu des pharmaciens

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Du 10 au 16 mars, l’Ordre souligne la Semaine de sensibilisation à la pharmacie en déployant deux initiatives visant à expliquer le rôle du pharmacien. Professionnels de l’ombre, les pharmaciens ne sont pas les plus doués pour parler d’eux. Pourtant, si la population avait une meilleure connaissance de ce qu’ils font, elle pourrait assurément en tirer un meilleur avantage.

Puisque nous sommes ici dans un blogue et que l’objectif est d’en dire peu, mais mieux, j’ai tenté le défi de résumer notre rôle en trois mots.

Vaccination par le pharmacien : l’exception québécoise

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On fait souvent référence au Québec comme une province qui fait les choses différemment. On met en relief les décisions du Québec par rapport à celles du « reste du Canada » (ROC). Dans certains cas, le Québec fait mieux qu’ailleurs. Mais en ce qui a trait à la vaccination, « l’exception québécoise » n’apporte rien de positif en matière de santé publique.

C’est un fait surprenant, mais le Québec est l’un des derniers endroits en Amérique du Nord où les pharmaciens ne peuvent pas vacciner. Les chiffres illustrent d’ailleurs l’impact de cette situation : seuls 56 % des Québécois ont été immunisés contre la grippe en 2014. Le troisième pire résultat au Canada.

Un engagement clair est demandé aux partis politiques : autoriser la création d’une formation de techniciens en pharmacie

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Il y a des métiers qui sont méconnus, mais non moins essentiels; c’est le cas du métier d’assistant technique en pharmacie. Véritables bras droits des pharmaciens, ces assistants qui travaillent dans les établissements de santé et les pharmacies de quartier sont responsables d’un grand nombre de tâches. Ils jouent un rôle crucial pour assurer la sécurité des soins et services pharmaceutiques.

Au cours des dernières décennies, les responsabilités des pharmaciens et les attentes de la population à leur endroit ont crû. Les pharmaciens conseillent les prescripteurs sur le choix des meilleurs traitements médicamenteux, ils ajustent le dosage de la médication et favorisent l’atteinte des résultats visés. En 30 ans, la pharmacie a connu une petite révolution.