Rappel de médicaments : ce que vous ne voyez pas

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Les pharmaciens du Québec apprenaient ce matin, en même temps que la population, le rappel de plusieurs médicaments très prescrits au Canada contenant du valsartan, une molécule utilisée notamment pour contrôler l’hypertension. Puisque beaucoup de fabricants s’approvisionnent chez les mêmes fournisseurs de matière première, l’impureté présente dans le valsartan se retrouve aujourd’hui dans les médicaments produits par un grand nombre de compagnies.

On connaît tous quelqu’un qui souffre d’une maladie cardio-vasculaire, que ce soit notre beau-père, notre conjoint ou notre sœur; ce rappel affecte un nombre important de personnes. C’est pourquoi aujourd’hui, dans bien des pharmacies du Québec, c’est le branle-bas de combat.

Les pharmaciens : des acteurs de promotion d’une saine alimentation

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L’Ordre publie aujourd’hui un énoncé de position sur l’offre alimentaire offerte dans les parties commerciales adjacentes aux pharmacies. Cette publication est le résultat d’une réflexion menée par le conseil d’administration. Interpellés à quelques reprises au cours des dernières années sur le sujet, nous avons décidé de nous pencher sur la question et de préciser notre point de vue.

D’entrée de jeu, soyons clairs : les pharmaciens font un excellent travail en matière de promotion de la santé. De plus en plus impliqués dans les programmes de santé publique, ils favorisent la vaccination,  l’allaitement maternel, les bonnes habitudes de vie, et j’en passe. Les Québécois leur font confiance et avec raison. En plus d’être disponibles, les pharmaciens exercent leur travail avec une grande rigueur et compétence.

Opioïdes : faire confiance au jugement du pharmacien

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Santé Canada annonçait la semaine dernière une nouvelle obligation pour les professionnels de la santé : apposer un autocollant de mise en garde sur les opioïdes remis aux patients. En plus d’un autocollant, les patients devront également recevoir un feuillet explicatif. Ainsi, dorénavant, la personne qui consomme des opioïdes pour apaiser ses douleurs chroniques recevra un tel feuillet à chaque service, soit le plus souvent tous les mois, mais pour d’autres patients, ce sera toutes les semaines !  Sans égard à la durée de traitement, on lui rappellera systématiquement que les médicaments qu’elle prend sur une base quotidienne ont le potentiel de créer une dépendance, de la toxicomanie ou une surdose.

Si l’obligation visait uniquement les nouvelles ordonnances, nous aurions pu le comprendre. Mais une mesure mur à mur devant être mise en place de façon systématique pour tous les patients, à chacun des services? Pour l’Ordre, c’est une mauvaise idée.

On ne s’arrête pas en cours de route

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Un avion ne s’arrête pas en plein vol, un entraînement ne s’arrête pas après l’échauffement. Pour la plupart de nos activités, on ne s’arrête pas en cours de route. Mais lorsqu’il est question de prise de médicaments, trop souvent, on le fait.

Il y a quelques années, mon ami Richard s’est fait prescrire des bêta-bloqueurs à la suite d’un infarctus. Il les a pris quelques semaines, mais il a été incommodé par des problèmes d’érection liés à la prise de ce médicament et a donc cessé de les prendre. Il n’a pas osé en parler à son médecin ou son pharmacien. Il a simplement arrêté, comme ça.

Richard fait partie des 40% de Québécois qui, à un moment ou un autre au cours de leur vie, a cessé de prendre un traitement sans avertissement. Heureusement dans son cas, il a fini par m’en glisser un mot et je lui ai recommandé de parler à son pharmacien. Ensemble, ils ont pu trouver une solution; le moment de la prise du médicament a été changé, la dose aussi.

Cannabis médical : choisir le pharmacien pour assurer la sécurité

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Le principal mandat de l’Ordre étant de veiller à la protection du public, il est de notre devoir d’intervenir publiquement sur des questions reliées à l’usage des médicaments. Aujourd’hui, nous avons participé à la commission parlementaire sur le projet de loi 157, visant à encadrer le cannabis au Québec.

On distingue deux types de cannabis aux statuts légaux différents, soit le cannabis utilisé à des fins non médicales et le cannabis utilisé à des fins médicales. Bien que l’Ordre considère que les pharmaciens ne devraient d’aucune façon être impliqués dans la production ou la distribution du premier type, nous sommes convaincus qu’ils doivent être au cœur de la chaîne de distribution du cannabis médical.

Quand le consommateur côtoie le patient

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La dernière édition du magazine Protégez-Vous présente un dossier sur les prix des médicaments. Après avoir communiqué avec 280 pharmacies afin de comparer les prix de quatre médicaments largement prescrits, pour les assurés du privé, on y apprend que des écarts importants existent d’une pharmacie à l’autre.

La démarche réalisée par Protégez-Vous n’a rien d’inhabituelle. Ce magazine réalise régulièrement des enquêtes similaires afin de comparer différents produits de consommation, et l’exercice est utile. Tout consommateur veut savoir où il peut trouver les meilleurs produits, au meilleur prix.

Le domaine de la pharmacie ne fait pas exception à la règle : la population désire savoir ce qui s’offre à elle. Comme consommateur – ou plutôt comme client ou patient – lorsque je me présente en pharmacie, je veux obtenir le meilleur service et un produit de qualité, au meilleur prix. Le mot « service » prend ici une dimension importante car, pour la plupart d’entre nous, lorsque nous allons en pharmacie, nous cherchons un produit, oui, mais également beaucoup d’autres choses : une expertise, celle du pharmacien, des conseils sur notre santé et de l’empathie. En somme, nous cherchons beaucoup plus qu’un simple produit de consommation.

L’utilisation appropriée des médicaments : un investissement rentable

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Nous apprenions ce weekend que le gouvernement en était arrivé à une entente sur cinq ans avec l’industrie du médicament générique, laquelle générera des économies de 300 millions de dollars par année. Il s’agit d’une excellente nouvelle pour la population québécoise. L’entente conclue par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Dr Gaétan Barrette, est le résultat d’une démarche visant à réduire le coût des médicaments pour le gouvernement.

Lorsqu’une personne cherche à réduire ses dépenses, elle a essentiellement deux options : trouver l’article qu’elle recherche au meilleur prix possible ou ne pas acheter l’article en question. Maintenant que l’État a réussi à réduire le coût d’achat des médicaments, le temps est venu de prévoir des moyens afin d’en assurer une utilisation appropriée. Car, peu importe son prix, vous serez d’accord avec moi pour dire qu’un médicament consommé inutilement coûtera toujours 100 % trop cher.

Avec le vieillissement de la population, les patients prennent de plus en plus de médicaments. Il n’est pas rare de rencontrer des personnes âgées qui en prennent plus de 10 par jour. Sont-ils encore tous nécessaires? Là est la grande question.

Deux ans après l’entrée en vigueur de la Loi 41 : déjà plus de 710 000 services offerts à la population

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Le 20 juin 2015 marque une journée importante dans l’histoire de la pharmacie au Québec : l’entrée en vigueur de la Loi 41 permettant aux pharmaciens d’exercer de nouvelles activités professionnelles. Depuis deux ans maintenant, la population québécoise bénéficie de ces nouveaux services dans l’ensemble de la province. Je tenais donc à souligner cet anniversaire dont on peut être fiers!

Les pharmaciens, qu’ils exercent en pharmacie communautaire ou en établissement de santé, sont d’ailleurs heureux de pouvoir utiliser davantage leur expertise et leurs compétences pour contribuer à l’amélioration du système de santé et pouvoir en faire plus pour leurs patients.