L’acétaminophène : pas sans danger

featured-thumb

On apprenait cette semaine que près de 200 enfants de moins de 5 ans avaient été victimes d’une intoxication à l’acétaminophène entre le 6 février et le 28 mars dernier selon le Centre antipoison du Québec.

Cette sombre statistique nous rappelle que l’acétaminophène, un médicament très utilisé, est loin d’être sans danger. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles l’Ordre des pharmaciens du Québec a déposé une demande à l’Office des professions du Québec afin que les gros formats d’acétaminophène (200 comprimés ou plus), notamment, soient déplacés derrière le comptoir de la pharmacie.

Se baser sur les données de la science : la responsabilité des professionnels de la santé

featured-thumb

On peut lire ce matin dans La Presse un article présentant les résultats d’une démarche réalisée en pharmacie. Philippe Mercure s’est présenté dans une vingtaine de pharmacies afin d’obtenir l’avis de pharmaciens sur un produit homéopathique. Selon l’article, six sur les 20 consultés lui auraient recommandé d’utiliser le produit et six autres lui auraient envoyé des messages ambigus.

L’Ordre ne se réjouit pas de ce résultat. L’article 34 du Code de déontologie des pharmaciens est clair : «Le pharmacien doit exercer (…) selon les données scientifiquement acceptables (…).» Dans ce contexte, recommander l’utilisation de l’homéopathie nous apparaît discutable sur le plan déontologique.

Le rôle méconnu des pharmaciens

featured-thumb

Du 10 au 16 mars, l’Ordre souligne la Semaine de sensibilisation à la pharmacie en déployant deux initiatives visant à expliquer le rôle du pharmacien. Professionnels de l’ombre, les pharmaciens ne sont pas les plus doués pour parler d’eux. Pourtant, si la population avait une meilleure connaissance de ce qu’ils font, elle pourrait assurément en tirer un meilleur avantage.

Puisque nous sommes ici dans un blogue et que l’objectif est d’en dire peu, mais mieux, j’ai tenté le défi de résumer notre rôle en trois mots.

Vaccination par le pharmacien : l’exception québécoise

featured-thumb

On fait souvent référence au Québec comme une province qui fait les choses différemment. On met en relief les décisions du Québec par rapport à celles du « reste du Canada » (ROC). Dans certains cas, le Québec fait mieux qu’ailleurs. Mais en ce qui a trait à la vaccination, « l’exception québécoise » n’apporte rien de positif en matière de santé publique.

C’est un fait surprenant, mais le Québec est l’un des derniers endroits en Amérique du Nord où les pharmaciens ne peuvent pas vacciner. Les chiffres illustrent d’ailleurs l’impact de cette situation : seuls 56 % des Québécois ont été immunisés contre la grippe en 2014. Le troisième pire résultat au Canada.

Un engagement clair est demandé aux partis politiques : autoriser la création d’une formation de techniciens en pharmacie

featured-thumb

Il y a des métiers qui sont méconnus, mais non moins essentiels; c’est le cas du métier d’assistant technique en pharmacie. Véritables bras droits des pharmaciens, ces assistants qui travaillent dans les établissements de santé et les pharmacies de quartier sont responsables d’un grand nombre de tâches. Ils jouent un rôle crucial pour assurer la sécurité des soins et services pharmaceutiques.

Au cours des dernières décennies, les responsabilités des pharmaciens et les attentes de la population à leur endroit ont crû. Les pharmaciens conseillent les prescripteurs sur le choix des meilleurs traitements médicamenteux, ils ajustent le dosage de la médication et favorisent l’atteinte des résultats visés. En 30 ans, la pharmacie a connu une petite révolution.

Rappel de médicaments : ce que vous ne voyez pas

featured-thumb

Les pharmaciens du Québec apprenaient ce matin, en même temps que la population, le rappel de plusieurs médicaments très prescrits au Canada contenant du valsartan, une molécule utilisée notamment pour contrôler l’hypertension. Puisque beaucoup de fabricants s’approvisionnent chez les mêmes fournisseurs de matière première, l’impureté présente dans le valsartan se retrouve aujourd’hui dans les médicaments produits par un grand nombre de compagnies.

On connaît tous quelqu’un qui souffre d’une maladie cardio-vasculaire, que ce soit notre beau-père, notre conjoint ou notre sœur; ce rappel affecte un nombre important de personnes. C’est pourquoi aujourd’hui, dans bien des pharmacies du Québec, c’est le branle-bas de combat.

Les pharmaciens : des acteurs de promotion d’une saine alimentation

featured-thumb

L’Ordre publie aujourd’hui un énoncé de position sur l’offre alimentaire offerte dans les parties commerciales adjacentes aux pharmacies. Cette publication est le résultat d’une réflexion menée par le conseil d’administration. Interpellés à quelques reprises au cours des dernières années sur le sujet, nous avons décidé de nous pencher sur la question et de préciser notre point de vue.

D’entrée de jeu, soyons clairs : les pharmaciens font un excellent travail en matière de promotion de la santé. De plus en plus impliqués dans les programmes de santé publique, ils favorisent la vaccination,  l’allaitement maternel, les bonnes habitudes de vie, et j’en passe. Les Québécois leur font confiance et avec raison. En plus d’être disponibles, les pharmaciens exercent leur travail avec une grande rigueur et compétence.

Opioïdes : faire confiance au jugement du pharmacien

featured-thumb

Santé Canada annonçait la semaine dernière une nouvelle obligation pour les professionnels de la santé : apposer un autocollant de mise en garde sur les opioïdes remis aux patients. En plus d’un autocollant, les patients devront également recevoir un feuillet explicatif. Ainsi, dorénavant, la personne qui consomme des opioïdes pour apaiser ses douleurs chroniques recevra un tel feuillet à chaque service, soit le plus souvent tous les mois, mais pour d’autres patients, ce sera toutes les semaines !  Sans égard à la durée de traitement, on lui rappellera systématiquement que les médicaments qu’elle prend sur une base quotidienne ont le potentiel de créer une dépendance, de la toxicomanie ou une surdose.

Si l’obligation visait uniquement les nouvelles ordonnances, nous aurions pu le comprendre. Mais une mesure mur à mur devant être mise en place de façon systématique pour tous les patients, à chacun des services? Pour l’Ordre, c’est une mauvaise idée.