Coronavirus et médicaments : pas de panique!

Plusieurs médias publient actuellement des articles sur la façon de se préparer dans le contexte de l’épidémie du coronavirus. Dans un article du Journal de Montréal, on recommande notamment à la population de prévoir des réserves de médicament pour deux ou trois mois afin d’éviter d’être à court. Un conseil que l’Ordre ne partage pas!

Il est vrai que beaucoup de matières premières servant à la fabrication des médicaments proviennent de la Chine. Nous suivons de près la situation, mais pour le moment, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Trois éléments importants à ne pas négliger

1. Se procurer trop de médicaments à l’avance pourrait générer des dommages collatéraux : une réelle pénurie de médicaments pour l’ensemble des patients. Nous souhaitons éviter que toutes personnes vulnérables n’aient pas accès à leurs médicaments essentiels.

2. La plupart des pharmacies disposent d’un service de livraison. Si vous deviez rester à la maison, vous pourriez donc recevoir vos médicaments comme à l’habitude, sans avoir à vous déplacer.

3. Votre pharmacien est responsable de l’approvisionnement en médicaments et connaît les quantités nécessaires pour répondre aux besoins de ses patients. Il a une vue d’ensemble qui lui permet de prendre les meilleures décisions. C’est lui et non pas chacun des patients individuellement qui devrait prévoir les quantités nécessaires à tenir en stock pour répondre aux besoins.

Ne laissons pas la peur guider nos actions et ainsi créer de la confusion et des risques encore plus grand pour la population. Pensez-y!

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10 commentaires sur “Coronavirus et médicaments : pas de panique!”

  1. Lucie Lemieux dit :

    Prof Didier Raoult, directeur de l’IHU en France sur http://www.mediterranneeinfection
    affirme qu’on peut guérir facilement avec de la chloroquine!
    V ou arnaque???
    Merci de vérifier!

    1. Catherine St-Jacques dit :

      A-t-il cité une étude à l’appui? les donnes probantes sont aussi importantes qu’vant!

  2. Pascale Lefrancois dit :

    En pharmacie, devons-nous refuser de servir pour 3 mois..Car les gens vont les demander sous diverses raisons, comment départager les réels voyages des faux.

  3. Francoise Delbecque dit :

    Si vous commandez maintenant les qtes necessaires pour plusieurs mois et que les gens puissent avoir en main leurs médicaments le gros du problème vient peut-être plus des honoraires à percevoir et des inventaires à gérer.un gros problème qui demande réflexion…

    1. Emmanuel Gagné dit :

      Il s’agit des fabricants des médicaments qui n’ont pas produit de quantité suffisante de médicament pour répondre à tous les gens qui demanderaient soudainement 3 mois au lieu d’un mois de leurs médicaments.

      Ce n’est pas une question de la pharmacie elle-même. Si les pharmacies essaient tous de tripler leurs inventaires, il va rapidement manquer de médicament à la source pour le reste du Québec/Canada et ce, simplement pour apaiser le sentiment de panique injustifié des patients. Si l’épidémie prend de l’ampleur, les pharmacies vont livrer les médicaments à votre domicile… vous n’avez pas à faire des provisions.

  4. Vincent Gagnon dit :

    Question importante je crois:

    Pour les utilisateurs d’opioïdes qui en prennent depuis des années pour palier aux douleurs chroniques, nous savons qu’il n’est pas possible d’en avoir plus que pour un mois. Comment pouvons-nous être certain que l’approvisionnement sera maintenu malgré tout et que ces personnes ne subiront pas de coupure les délaissant au sevrage du jour au lendemain ?

    Y a t il des mesures de flexibilité ou un plan d’approvisionnement d’urgence permettant de passer plusieurs mois sans perdre la dispoibilité de ces médicaments autant pendant la crise actuelle qu’après ?

  5. Jean-Paul Bédard dit :

    J’ai toujours acheté mes médicaments pour 3 mois, question de réduire mes frais et mes déplacements. Mon pharmaciens connait son volume annuel et prévoie ses achats en conséquence. Il est faux de prétendre que c’est au pharmacien que revient la responsabilité à savoir combien de médicament le client doit avoir en sa possession. Mon rythme de vie m’amène loin de mon pharmacien et d’une pharmacie régulièrement. Arrêter d’infantilisé les clients et de généraliser vos recommandations dictées par vos fausses perceptions. Laissé au pharmacien, ce professionnel en première ligne, la responsabilité de départager le rationnel de l’excès.
    En recommandant fortement que la durée de service ne dépasse pas 1 mois pour des raisons de problèmes d’approvisionnement hypothétique, l’ordre est silencieuse au sujet des dommages collatéraux de cette décision. En effet l’ordre n’aborde pas la question des honoraires professionnels… que les clients devront assumés pour cette grande prudence.
    Il est évident que les pharmaciens adhèreront à cette recommandation, ils exploitent un commerce et c’est une très bonne idée de protéger les personnes vulnérables avec l’argent de ceux-ci… en empochant les dividendes de cet excès de prudence.
    L’ordre se targue de protéger le public, ici j’éprouve un certain malaise, surtout une très grande déception et s.v.p., ne vous cachez pas derrière les lois et règlements qui réglementent votre profession.
    Ne laissez pas la peur guider vos actions, pas de panique!

    1. Gilles Côté dit :

      Je partage entièrement votre avis d’autant plus que nous sommes au 18 mai et que cette pratique est maintenue à la grandeur du Québec alors qu’une grande partie est en déconfinement et que les pays producteurs de médicaments dont la Chine a repris ses activités normales. Il y a peut être lieu de protéger ponctuellement certains médicaments mais certainement pas d’en faire une pratique.

  6. Claude Beaulieu dit :

    tout à fait en accord avec Jean-Paul Bédard, de plus vous nous obligé d’aller en pharmacie plus souvent, lieu de transmission du covid …
    Les clients qui recevaient leurs médicaments auparavant, pour 3 mois devraient pouvoir recevoir la même prescription …. SVP !

  7. Aoued Bettahar dit :

    Bonjour,
    Je rejoins M. Jean-Paul Bédard dans son commentaire. Moi qui, d’habitude, achète mes médicaments pour 3 mois, je suis prêt à faire l’effort et à payer de ma poche le surcoût engendré par cette mesure. Toutefois, ça devient différent si c’est le pharmacien qui en bénéficie.
    Vous avez peur d’une pénurie, je suis prêt à payer 3 mois et me faire livrer une fois par mois !

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