Nous continuons de prendre soin de vous… autrement!

Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec
Benoît Morin, président de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires
Denis M. Roy, président de l’Association des bannières et des chaînes de pharmacies du Québec

Tous les professionnels de la santé sont grandement sollicités et font un travail courageux et exceptionnel pour venir en aide à la population durant la pandémie de COVID-19. Parmi eux, les pharmaciens et leurs équipes ne font pas exception. Les pharmacies font partie des services essentiels et elles continuent d’offrir leurs services dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons.

Depuis deux semaines, plusieurs pharmacies ont mis en place des mesures visant à atténuer les risques de contagion autant pour les clients que pour le personnel : triage et contrôle à l’entrée, service de livraison des médicaments à domicile ou dans les stationnements, hygiène des mains et autres. Certaines opèrent même à portes fermées, offrant la livraison à domicile, à l’auto ou au stationnement de la pharmacie. Malgré ces mesures, le personnel des pharmacies est sous pression.

Prioriser la sécurité des patients et du personnel des pharmacies

C’est pourquoi l’Ordre des pharmaciens, en collaboration avec l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires et l’Association des bannières et des chaînes de pharmacies du Québec, a prévu une liste de mesures sanitaires qui devront être appliquées dans les 1 900 pharmacies du Québec, autant pour assurer la sécurité des patients qui doivent s’y présenter que celle des pharmaciens et de leurs équipes qui doivent leur fournir des services.

Lorsque vous devrez faire la file à l’extérieur de la pharmacie et vous laver ou désinfecter les mains avant d’y entrer, quand on vous questionnera sur votre présence, qu’on vous recommandera les services de livraison ou qu’on limitera à l’occasion la quantité d’achat de certains médicaments, sachez que c’est fait pour votre bien et celui de toute la communauté. Nous avons à cœur de vous protéger. Nous devons aussi protéger les pharmaciens, les assistants techniques et le personnel des pharmacies afin de poursuivre le service. Malgré les circonstances, les pharmaciens sont à pied d’œuvre pour que chaque personne ayant besoin d’un traitement puisse y avoir accès de manière efficace, sécuritaire et rapide.

Efficience et convivialité

Aidez-nous à vous aider. Utilisez les services de renouvellement par Internet, par application mobile ou par téléphone et, surtout, ne vous présentez pas en pharmacie si vous avez la COVID-19, des symptômes grippaux ou que vous devez être en isolement après un retour de voyage. Pensez aussi à envoyer votre demande de renouvellement deux jours avant de passer récupérer vos médicaments en pharmacie ou de vous les faire livrer.

Demandez également à votre médecin d’envoyer votre nouvelle prescription à votre pharmacien par télécopieur au lieu d’échanger un papier de main à main avec le personnel de la pharmacie. Enfin, privilégiez les paiements par carte sans contact pour éviter d’échanger de l’argent comptant ou de toucher au terminal de paiement numérique.

C’est la meilleure façon pour nous de prendre soin de vous. Ça va bien aller.

5 commentaires sur “Nous continuons de prendre soin de vous… autrement!”

  1. Marie-Josée Caron dit :

    Bonjour,

    J’ai reçu un appel d’un étudiant en pharmacie stagiaire à ma pharmacie communautaire pour m’aviser qu’une partie de mon traitement habituel pour la PAR soit le Plaquenil (hydroxychloroquine) ne pourrait m’être fourni pour un avenir à déterminer.
    On me dit que la décision origine de l’OPQ et de l’ISNPQ.
    J’aimerais savoir la raison et le bien-fondé d’une pareille décision soit celle de priver une partie de la population d’un médicament prouvé efficace dans leur situation et pour la mettre en réserve en vue de l’utiliser à des fins qui n’ont par démontré leur efficacité scientifiquement.
    Le sulphate d’hydrxychloroquine n’est pas un nouveau médicament, n’est pas dispendieux, il en existe des génériques, n’y aurait-il pas lieu de s’approvisionner en quantité suffisantes auprès des fabriquants, Apotex et Sanofi-Aventis etc.

    Je suis moi-même ex-pharmacienne ou pharmacienne retraitée. Je suis en traitement pour la PAR depuis 35 ans. Je connais la maladie et son traitement. Si je prends ce Rx c’est qu’il est le bon choix pour moi en ce moment et je ne veux pas envisager la possibilité de m’en passer. J’avoue que je trouve qu’il y a quelque chose d’assez odieux à se faire imposer une décision semblable, dans un contexte que je connais et dans lequel je suis solidaire; à se la faire imposer dis-je par des pharmaciens.

    Merci de votre compréhension,

    1. Cat Aubry dit :

      Franchement, si vous étiez vraiment pharmacienne, vous sauriez que c’est une ordonnance collective nationale rédigée par l’ l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux du Québec (INESS)

      Cette mesure exceptionnelle a fait l’objet d’un consensus rapide d’experts cliniciens, notamment des médecins et des pharmaciens québécois

      Vous devriez franchement vous informer avant d’écrire des commentaires comme vous le faites. Merci de donner mauvaise réputation aux pharmaciens qui travaillent forts durant cette période difficile.

      Et c’est IMPOSÉ comme vous le dites par le ministère de la santé et des services sociaux. Faites vos devoirs madame

    2. Benoît Guilbault dit :

      À Mme Cat Aubry: comme anciens pharmaciens maintenant retraités, nous ne recevons pas les informations de l’OPQ ou de l’INESSS. Il est très possible que Mme Caron n’en ait pas eu vent. Son questionnement est tout à fait légitime. L’OC ne lui a p-ê pas été expliquée correctement.

      À Mme Caron: le but de cette ordonnance collective du MSSS signée par Dr.Arruda n’est pas de garder des stocks dans le but de traiter la Covid-19, mais de garder les stocks pour des cas n’ayant aucune autre option de traitement: patients avec diagnostic de lupus érythémateux disséminé, patientes enceintes, patients mineurs (enfants ou ados) atteints d’arthrite juvénile idiopathique. Considérant que l’HCQ est déjà en rupture de stock (générique ou pas), il a été jugé important de garder les stocks restants à ces fins. Vous n’êtes pas sans savoir que l’HCQ a une longue demi-vie qui maintiendra chez vous son efficacité pendant plusieurs semaines, espérant que ce soit suffisant pour trouver solution à ce problème d’approvisionnement. Salutations.

      1. Benoît Guilbault dit :

        Et je dois ajouter que votre pharmacien n’a pas le choix, il est dans l’obligation d’exercer cette OC pour réserver les stocks tél que prévu dans l’OC.

  2. Lucie Gervais dit :

    Bonjour,
    Juste un petit mot pour vous mentionner que les mesures actuelles contre le COVID-19 dans les pharmacies sont excessives selon moi. Je suis d accord pour la désinfection des mains à l entrée, pour le questionnaire à l entrée, pour limiter le nombre de clients dans la pharmacie mais être obligé de faire ses commissions en suivant un commis qui pousse notre panier et qui prend nos achats sur les étagères, je trouve cela exagéré. Je ne suis pas une enfant de 4 ans. Je ne vais pas à la pharmacie si j ai des symptômes. Je suis capable de garder une distance de 2 mètres avec les autres clients et de me laver les mains très régulièrement et dès mon arrivée à la maison.

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