Pratique professionnelle

Se baser sur les données de la science : la responsabilité des professionnels de la santé

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On peut lire ce matin dans La Presse un article présentant les résultats d’une démarche réalisée en pharmacie. Philippe Mercure s’est présenté dans une vingtaine de pharmacies afin d’obtenir l’avis de pharmaciens sur un produit homéopathique. Selon l’article, six sur les 20 consultés lui auraient recommandé d’utiliser le produit et six autres lui auraient envoyé des messages ambigus.

L’Ordre ne se réjouit pas de ce résultat. L’article 34 du Code de déontologie des pharmaciens est clair : «Le pharmacien doit exercer (…) selon les données scientifiquement acceptables (…).» Dans ce contexte, recommander l’utilisation de l’homéopathie nous apparaît discutable sur le plan déontologique.

Le rôle méconnu des pharmaciens

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Du 10 au 16 mars, l’Ordre souligne la Semaine de sensibilisation à la pharmacie en déployant deux initiatives visant à expliquer le rôle du pharmacien. Professionnels de l’ombre, les pharmaciens ne sont pas les plus doués pour parler d’eux. Pourtant, si la population avait une meilleure connaissance de ce qu’ils font, elle pourrait assurément en tirer un meilleur avantage.

Puisque nous sommes ici dans un blogue et que l’objectif est d’en dire peu, mais mieux, j’ai tenté le défi de résumer notre rôle en trois mots.

Vaccination par le pharmacien : l’exception québécoise

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On fait souvent référence au Québec comme une province qui fait les choses différemment. On met en relief les décisions du Québec par rapport à celles du « reste du Canada » (ROC). Dans certains cas, le Québec fait mieux qu’ailleurs. Mais en ce qui a trait à la vaccination, « l’exception québécoise » n’apporte rien de positif en matière de santé publique.

C’est un fait surprenant, mais le Québec est l’un des derniers endroits en Amérique du Nord où les pharmaciens ne peuvent pas vacciner. Les chiffres illustrent d’ailleurs l’impact de cette situation : seuls 56 % des Québécois ont été immunisés contre la grippe en 2014. Le troisième pire résultat au Canada.

Rappel de médicaments : ce que vous ne voyez pas

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Les pharmaciens du Québec apprenaient ce matin, en même temps que la population, le rappel de plusieurs médicaments très prescrits au Canada contenant du valsartan, une molécule utilisée notamment pour contrôler l’hypertension. Puisque beaucoup de fabricants s’approvisionnent chez les mêmes fournisseurs de matière première, l’impureté présente dans le valsartan se retrouve aujourd’hui dans les médicaments produits par un grand nombre de compagnies.

On connaît tous quelqu’un qui souffre d’une maladie cardio-vasculaire, que ce soit notre beau-père, notre conjoint ou notre sœur; ce rappel affecte un nombre important de personnes. C’est pourquoi aujourd’hui, dans bien des pharmacies du Québec, c’est le branle-bas de combat.

Opioïdes : faire confiance au jugement du pharmacien

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Santé Canada annonçait la semaine dernière une nouvelle obligation pour les professionnels de la santé : apposer un autocollant de mise en garde sur les opioïdes remis aux patients. En plus d’un autocollant, les patients devront également recevoir un feuillet explicatif. Ainsi, dorénavant, la personne qui consomme des opioïdes pour apaiser ses douleurs chroniques recevra un tel feuillet à chaque service, soit le plus souvent tous les mois, mais pour d’autres patients, ce sera toutes les semaines !  Sans égard à la durée de traitement, on lui rappellera systématiquement que les médicaments qu’elle prend sur une base quotidienne ont le potentiel de créer une dépendance, de la toxicomanie ou une surdose.

Si l’obligation visait uniquement les nouvelles ordonnances, nous aurions pu le comprendre. Mais une mesure mur à mur devant être mise en place de façon systématique pour tous les patients, à chacun des services? Pour l’Ordre, c’est une mauvaise idée.

Deux ans après l’entrée en vigueur de la Loi 41 : déjà plus de 710 000 services offerts à la population

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Le 20 juin 2015 marque une journée importante dans l’histoire de la pharmacie au Québec : l’entrée en vigueur de la Loi 41 permettant aux pharmaciens d’exercer de nouvelles activités professionnelles. Depuis deux ans maintenant, la population québécoise bénéficie de ces nouveaux services dans l’ensemble de la province. Je tenais donc à souligner cet anniversaire dont on peut être fiers!

Les pharmaciens, qu’ils exercent en pharmacie communautaire ou en établissement de santé, sont d’ailleurs heureux de pouvoir utiliser davantage leur expertise et leurs compétences pour contribuer à l’amélioration du système de santé et pouvoir en faire plus pour leurs patients.

Stages en pharmacie : il faut régler l’impasse

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Au cours des derniers mois, la recherche de milieux de stage pour les étudiants en pharmacie est devenue ardue. Déjà en décembre, les deux facultés de pharmacie sonnaient l’alarme et disaient craindre un report de la diplomation, crainte partagée par les associations étudiantes. La situation a trouvé écho dans plusieurs médias.

L’Ordre encourage depuis toujours les pharmaciens à partager leurs connaissances avec la relève et à les accueillir au sein de leurs milieux de pratique. En cette période de turbulences, où nous sommes particulièrement préoccupés par l’ampleur qu’a pris la situation, nous continuons de le faire; l’engagement des professionnels est essentiel au développement de la relève.

Nouvelles activités des pharmaciens : plus d’options pour vous

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Le 20 juin dernier, la profession de pharmacien a franchi un pas important. Les pharmaciens du Québec ont commencé à exercer de nouvelles activités professionnelles et peuvent maintenant mettre à profit toute leur expertise pour vous simplifier la vie! Vous avez désormais plus d’options en termes d’accessibilité aux soins et services de santé et l’Ordre s’en réjouit.

Je sais que certains d’entre vous ont été surpris d’apprendre que, dans certains cas, des frais étaient rattachés à ces nouveaux services en pharmacie. Ce sont des honoraires professionnels.

Lors de la période précédant l’entrée en vigueur de la Loi 41, l’Ordre a toujours demandé que ces services soient couverts par le régime d’assurance maladie du Québec, comme c’est le cas lorsque vous consultez un médecin. Toutefois, le gouvernement du Québec en a décidé autrement en prenant la décision de couvrir ces nouveaux services par le régime général d’assurance médicaments. Techniquement, cela signifie que lorsque vous bénéficiez de services offerts par votre pharmacien, vous devez défrayer une partie des coûts, comme lorsque vous achetez des médicaments.

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