Prévention

Les pharmaciens : des acteurs de promotion d’une saine alimentation

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L’Ordre publie aujourd’hui un énoncé de position sur l’offre alimentaire offerte dans les parties commerciales adjacentes aux pharmacies. Cette publication est le résultat d’une réflexion menée par le conseil d’administration. Interpellés à quelques reprises au cours des dernières années sur le sujet, nous avons décidé de nous pencher sur la question et de préciser notre point de vue.

D’entrée de jeu, soyons clairs : les pharmaciens font un excellent travail en matière de promotion de la santé. De plus en plus impliqués dans les programmes de santé publique, ils favorisent la vaccination,  l’allaitement maternel, les bonnes habitudes de vie, et j’en passe. Les Québécois leur font confiance et avec raison. En plus d’être disponibles, les pharmaciens exercent leur travail avec une grande rigueur et compétence.

Opioïdes : faire confiance au jugement du pharmacien

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Santé Canada annonçait la semaine dernière une nouvelle obligation pour les professionnels de la santé : apposer un autocollant de mise en garde sur les opioïdes remis aux patients. En plus d’un autocollant, les patients devront également recevoir un feuillet explicatif. Ainsi, dorénavant, la personne qui consomme des opioïdes pour apaiser ses douleurs chroniques recevra un tel feuillet à chaque service, soit le plus souvent tous les mois, mais pour d’autres patients, ce sera toutes les semaines !  Sans égard à la durée de traitement, on lui rappellera systématiquement que les médicaments qu’elle prend sur une base quotidienne ont le potentiel de créer une dépendance, de la toxicomanie ou une surdose.

Si l’obligation visait uniquement les nouvelles ordonnances, nous aurions pu le comprendre. Mais une mesure mur à mur devant être mise en place de façon systématique pour tous les patients, à chacun des services? Pour l’Ordre, c’est une mauvaise idée.

On ne s’arrête pas en cours de route

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Un avion ne s’arrête pas en plein vol, un entraînement ne s’arrête pas après l’échauffement. Pour la plupart de nos activités, on ne s’arrête pas en cours de route. Mais lorsqu’il est question de prise de médicaments, trop souvent, on le fait.

Il y a quelques années, mon ami Richard s’est fait prescrire des bêta-bloqueurs à la suite d’un infarctus. Il les a pris quelques semaines, mais il a été incommodé par des problèmes d’érection liés à la prise de ce médicament et a donc cessé de les prendre. Il n’a pas osé en parler à son médecin ou son pharmacien. Il a simplement arrêté, comme ça.

Richard fait partie des 40% de Québécois qui, à un moment ou un autre au cours de leur vie, a cessé de prendre un traitement sans avertissement. Heureusement dans son cas, il a fini par m’en glisser un mot et je lui ai recommandé de parler à son pharmacien. Ensemble, ils ont pu trouver une solution; le moment de la prise du médicament a été changé, la dose aussi.

Quand le consommateur côtoie le patient

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La dernière édition du magazine Protégez-Vous présente un dossier sur les prix des médicaments. Après avoir communiqué avec 280 pharmacies afin de comparer les prix de quatre médicaments largement prescrits, pour les assurés du privé, on y apprend que des écarts importants existent d’une pharmacie à l’autre.

La démarche réalisée par Protégez-Vous n’a rien d’inhabituelle. Ce magazine réalise régulièrement des enquêtes similaires afin de comparer différents produits de consommation, et l’exercice est utile. Tout consommateur veut savoir où il peut trouver les meilleurs produits, au meilleur prix.

Le domaine de la pharmacie ne fait pas exception à la règle : la population désire savoir ce qui s’offre à elle. Comme consommateur – ou plutôt comme client ou patient – lorsque je me présente en pharmacie, je veux obtenir le meilleur service et un produit de qualité, au meilleur prix. Le mot « service » prend ici une dimension importante car, pour la plupart d’entre nous, lorsque nous allons en pharmacie, nous cherchons un produit, oui, mais également beaucoup d’autres choses : une expertise, celle du pharmacien, des conseils sur notre santé et de l’empathie. En somme, nous cherchons beaucoup plus qu’un simple produit de consommation.

Crise des opioïdes, l’Ordre veut en faire plus

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Les décès liés aux opioïdes sont en croissance au Canada et au Québec. Le gouvernement fédéral et ceux des différentes provinces travaillent tous activement à mettre en place des mesures afin de corriger cette problématique.

Aujourd’hui, l’Ordre et le Collège des médecins du Québec (CMQ) ont tenu une conférence de presse commune. Nous avons demandé au gouvernement du Québec de pouvoir en faire plus pour prévenir et intervenir dans des situations qui impliquent les professionnels de la santé sous notre responsabilité.

Acheter ses médicaments en ligne? C’est non!

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Vous pensez avoir un problème de santé, mais vous êtes réticent à en parler à un professionnel? Vous avez fait des recherches sur Internet et croyez qu’un médicament pourrait vous aider? Un collègue de travail vous a justement parlé de la possibilité d’acheter des médicaments en ligne sans détenir une ordonnance, à un prix avantageux.

Vous voilà donc sur le site Web en question, qui se présente comme une pharmacie canadienne et qui offre un large choix de médicaments, certains semblables à ceux vendus en pharmacie, et d’autres qui vous sont inconnus. On vous vante la discrétion et l’anonymat. Et, pour vous aider, on vous propose de répondre à un questionnaire en ligne. Vous passez votre commande et recevez votre médicament quelques jours plus tard.

C’est la saison de la grippe, êtes-vous vacciné?

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C’est le temps des premiers froids et, plus vite qu’on ne le pense, des Fêtes avec ses nombreuses réunions de famille. Une période propice pour la transmission de la grippe!

Pour la plupart d’entre nous, la grippe est synonyme de fièvre, de toux, de maux de tête, de courbatures et de fatigue. Un moment désagréable à passer, mais rien qui ne saurait se soigner après quelques jours de repos. Buvez beaucoup et régulièrement, prenez de l’acétaminophène ou de l’ibuprofène pour soulager la fièvre et la douleur, et surtout reposez-vous. Si vous êtes en bonne santé générale, vous serez sur pieds au bout de 5 à 7 jours. Toutefois, pour certains, la grippe peut causer de graves complications et mener à une hospitalisation, voire au décès.

Produits de santé naturels, toujours sans danger?

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Les produits naturels sont-ils… sans danger? Non! Toujours efficaces? Non plus! Pour tout le monde? Certainement pas! Vous voyez où je veux en venir? Ce n’est pas parce qu’un produit est dit « naturel » qu’il ne comporte aucun risque, qu’il est efficace et que tout le monde peut en consommer.

On parle de plus en plus de retour au naturel, d’alimentation vegan, biologique, de consommation écoresponsable, etc. Je ne peux qu’approuver des choix qui vous permettent de prendre votre santé en main et d’adopter de saines habitudes de vie. Toutefois, concernant les produits de santé naturels (PSN), je vous invite à la prudence.

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