Protection du public

On ne s’arrête pas en cours de route

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Un avion ne s’arrête pas en plein vol, un entraînement ne s’arrête pas après l’échauffement. Pour la plupart de nos activités, on ne s’arrête pas en cours de route. Mais lorsqu’il est question de prise de médicaments, trop souvent, on le fait.

Il y a quelques années, mon ami Richard s’est fait prescrire des bêta-bloqueurs à la suite d’un infarctus. Il les a pris quelques semaines, mais il a été incommodé par des problèmes d’érection liés à la prise de ce médicament et a donc cessé de les prendre. Il n’a pas osé en parler à son médecin ou son pharmacien. Il a simplement arrêté, comme ça.

Richard fait partie des 40% de Québécois qui, à un moment ou un autre au cours de leur vie, a cessé de prendre un traitement sans avertissement. Heureusement dans son cas, il a fini par m’en glisser un mot et je lui ai recommandé de parler à son pharmacien. Ensemble, ils ont pu trouver une solution; le moment de la prise du médicament a été changé, la dose aussi.

Cannabis médical : choisir le pharmacien pour assurer la sécurité

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Le principal mandat de l’Ordre étant de veiller à la protection du public, il est de notre devoir d’intervenir publiquement sur des questions reliées à l’usage des médicaments. Aujourd’hui, nous avons participé à la commission parlementaire sur le projet de loi 157, visant à encadrer le cannabis au Québec.

On distingue deux types de cannabis aux statuts légaux différents, soit le cannabis utilisé à des fins non médicales et le cannabis utilisé à des fins médicales. Bien que l’Ordre considère que les pharmaciens ne devraient d’aucune façon être impliqués dans la production ou la distribution du premier type, nous sommes convaincus qu’ils doivent être au cœur de la chaîne de distribution du cannabis médical.

Quand le consommateur côtoie le patient

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La dernière édition du magazine Protégez-Vous présente un dossier sur les prix des médicaments. Après avoir communiqué avec 280 pharmacies afin de comparer les prix de quatre médicaments largement prescrits, pour les assurés du privé, on y apprend que des écarts importants existent d’une pharmacie à l’autre.

La démarche réalisée par Protégez-Vous n’a rien d’inhabituelle. Ce magazine réalise régulièrement des enquêtes similaires afin de comparer différents produits de consommation, et l’exercice est utile. Tout consommateur veut savoir où il peut trouver les meilleurs produits, au meilleur prix.

Le domaine de la pharmacie ne fait pas exception à la règle : la population désire savoir ce qui s’offre à elle. Comme consommateur – ou plutôt comme client ou patient – lorsque je me présente en pharmacie, je veux obtenir le meilleur service et un produit de qualité, au meilleur prix. Le mot « service » prend ici une dimension importante car, pour la plupart d’entre nous, lorsque nous allons en pharmacie, nous cherchons un produit, oui, mais également beaucoup d’autres choses : une expertise, celle du pharmacien, des conseils sur notre santé et de l’empathie. En somme, nous cherchons beaucoup plus qu’un simple produit de consommation.

Stages en pharmacie : il faut régler l’impasse

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Au cours des derniers mois, la recherche de milieux de stage pour les étudiants en pharmacie est devenue ardue. Déjà en décembre, les deux facultés de pharmacie sonnaient l’alarme et disaient craindre un report de la diplomation, crainte partagée par les associations étudiantes. La situation a trouvé écho dans plusieurs médias.

L’Ordre encourage depuis toujours les pharmaciens à partager leurs connaissances avec la relève et à les accueillir au sein de leurs milieux de pratique. En cette période de turbulences, où nous sommes particulièrement préoccupés par l’ampleur qu’a pris la situation, nous continuons de le faire; l’engagement des professionnels est essentiel au développement de la relève.

Crise des opioïdes, l’Ordre veut en faire plus

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Les décès liés aux opioïdes sont en croissance au Canada et au Québec. Le gouvernement fédéral et ceux des différentes provinces travaillent tous activement à mettre en place des mesures afin de corriger cette problématique.

Aujourd’hui, l’Ordre et le Collège des médecins du Québec (CMQ) ont tenu une conférence de presse commune. Nous avons demandé au gouvernement du Québec de pouvoir en faire plus pour prévenir et intervenir dans des situations qui impliquent les professionnels de la santé sous notre responsabilité.

Acheter ses médicaments en ligne? C’est non!

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Vous pensez avoir un problème de santé, mais vous êtes réticent à en parler à un professionnel? Vous avez fait des recherches sur Internet et croyez qu’un médicament pourrait vous aider? Un collègue de travail vous a justement parlé de la possibilité d’acheter des médicaments en ligne sans détenir une ordonnance, à un prix avantageux.

Vous voilà donc sur le site Web en question, qui se présente comme une pharmacie canadienne et qui offre un large choix de médicaments, certains semblables à ceux vendus en pharmacie, et d’autres qui vous sont inconnus. On vous vante la discrétion et l’anonymat. Et, pour vous aider, on vous propose de répondre à un questionnaire en ligne. Vous passez votre commande et recevez votre médicament quelques jours plus tard.

Administrateurs nommés : des représentants du public qui ont de l’influence

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Encadrer la pratique de plus de 9000 pharmaciens dans le but de protéger le public n’est pas une mince affaire. Pour ce faire, le président de l’Ordre est appuyé par 20 administrateurs élus par leurs pairs, 4 administrateurs nommés et 63 employés.

La publication récente du Rapport annuel de l’Ordre 2015-2016 m’amène à vouloir vous présenter des personnes dont la présence est souvent ignorée du public et dont le rôle est pourtant essentiel : les administrateurs nommés.

Produits de santé naturels, toujours sans danger?

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Les produits naturels sont-ils… sans danger? Non! Toujours efficaces? Non plus! Pour tout le monde? Certainement pas! Vous voyez où je veux en venir? Ce n’est pas parce qu’un produit est dit « naturel » qu’il ne comporte aucun risque, qu’il est efficace et que tout le monde peut en consommer.

On parle de plus en plus de retour au naturel, d’alimentation vegan, biologique, de consommation écoresponsable, etc. Je ne peux qu’approuver des choix qui vous permettent de prendre votre santé en main et d’adopter de saines habitudes de vie. Toutefois, concernant les produits de santé naturels (PSN), je vous invite à la prudence.

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